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jeudi 22 septembre 2022

Toutes les informations pratiques ... ici

Pour Takiwasi (Pérou)

Voir le site Internet de Takiwasi (français-espagnol-anglais) :
www.takiwasi.com

Adresse sérieuse à Pisac (Pérou) près de Cusco

https://www.sacredvalleytribe.com/ayahuasca-ceremony-sacred-valley

En Europe

Des thérapeutes utilisent des plantes purgatives d'Amazonie.
Une excellente préparation pour un voyage au Pérou...

Diverses adresses :

Aux USA et ailleurs

Pour les vétérans de guerre :

Usage de l'ayahuasca pour guérir des traumatismes de guerre : Heroic Hearts Project
Et un film consacré aux vétérans de guerre qui sont sortis de leur enfer avec l'ayahuasca.

Mapiá (Santo Daime - Brésil)

Historique du Santo Daime (en anglais)

Mapiá est appelée "La Jérusalem du Santo Daime". C'est une communauté de plus de 600 personnes fondée par le padrinho Sebastião, dans la forêt amazonienne. Les activités tournent autour du Santo Daime. Voir leur site et mon témoignage dans ce blog.

Contact à Mapiá (français ou portugais) :
Thiago : thiagomapia@yahoo.com.br
WhatsApp : +55 97 34 57 11 62 ou +55 97 98 106 2416
Facebook : Thiago Barbosa

Hôtel très bien et abordable à Rio Branco :
Hôtel JK (voir sur Internet via Google) : hoteljkac@brturbo.com.br

Hôtel très bien et abordable à Boca do Acre :
(Amazonie - pour prendre le bateau vers Mapiá) : Hotel Alice

Autres lieux recommandés en Amazonie pour expérimenter la plante

La meilleure manière d'expérimenter l'ayahuasca sans risque est sans aucun doute dans le cadre d'une cérémonie de Santo Daime au Brésil, à Mapiá ou ailleurs. Le Santo Daime est reconnu comme religion dans ce pays. L'encadrement est sécurisé et vous ne serez pas arnaqué financièrement. De nombreux lieux au Brésil ont leur propre église. Il est facile d'en trouver une sur Internet et de contacter le responsable. Il faut juste savoir que l'obédience est chrétienne avec un mélange de traditions afro-brésiliennes, et l'ayahuasca y est bue comme sacrement.

Si vous préférez l'ayahuasca dans un cadre chamanique, voici quelques infos :

Un lieu sérieux qui a très bonne réputation à Iquitos, au cœur de l'Amazonie (un ami y a suivi une formation) :
Temple of the Way of Light

À São Paulo, un lieu qui m'a été recommandé :
http://www.aldeiarosadourada.org.br/Ayahuasca.asp

Sinon, privilégiez le bouche-à-oreille lors de votre voyage. N'hésitez pas à demander aux voyageurs que vous rencontrerez.

Manuel pour les utilisateurs et les organisateurs de sessions d'ayahuasca (édité par le ministère de la Santé catalan en Espagne) - Anglais/Espagnol

ICI

Vidéos du Congrès mondial sur l'ayahuasca (ICEERS) à Gérone en 2019 (anglais et espagnol)

ICI

Conférences d'Olivier Chambon, psychiatre, sur la médecine psychédélique (livre paru en avril 2020 - voir ci-dessous)

ICI

Documentaire très bien fait en accès libre sur la télévision belge (français)

ICI

Documentaire Jan Kounen : "D'autres mondes"

En anglais | En français

Interview de Jacques Mabit, fondateur de Takiwasi (Pérou)

ICI (français)

Livre de haute qualité sur le chamanisme

Livre en français par Olivier Chambon sur la médecine psychédélique

Un témoignage plein de fraîcheur

Sites sérieux sur l'ayahuasca (plusieurs langues) :

Les deux plus complets :

Avis scientifique sérieux sur l'ayahuasca (Jordi Riba - Barcelone)

Textes et conférences en espagnol sur le développement psycho-spirituel (Prof. Fericgla)

Article scientifique du 5 août 2020 sur les effets positifs de l'ayahuasca sur le cerveau (en français)

Avis d'un psychiatre jungien sur l'ayahuasca

Mémoire universitaire "L'ayahuasca, plante Maîtresse d'Amazonie, quel apport pour un occidental ?" (en plusieurs langues)

Ceci est un mémoire que j'ai écrit dans le cadre d'un programme universitaire sur les peuples traditionnels à l'Université de Strasbourg en France.
Disponible en français, anglais, espagnol.
Téléchargement ICI

Livres intéressants en anglais

Un livre en anglais très intéressant sur l'usage de l'ayahuasca en cas de trauma.
Un livre d'espoir sur l'utilisation de l'ayahuasca dans les dépressions (et aussi l'anxiété et les addictions).

Les risques dans l'usage des plantes psychotropes

  1. Voici une vidéo très bien faite de Patrick Burensteinas.
    Il parle des dangers d'ouvrir des portes spirituelles sans pouvoir les refermer...
    Il dit aussi avec sagesse que l'objectif n'est pas d'avoir des effets, mais de SE TRANSMUTER SOI-MÊME. La vidéo ICI.
  2. Aussi un témoignage d'un chaman péruvien (en espagnol) ICI.
  3. La vigilance à avoir sur la consommation des psychédéliques en groupe : cet article en anglais.

Les psychédéliques dans une recherche spirituelle

Si vous êtes motivé par la démarche spirituelle dans la prise de psychédéliques, je vous invite à visionner cette vidéo très bien faite en français (surtout la deuxième partie).

L'ayahuasca et le droit dans les pays

ICI et ICI.

Un jugement de 2021 très positif en Espagne. En juillet 2025, le jugement a été confirmé par une instance administrative de plus haut niveau.

En France, une requête a été déposée devant le Conseil d'État en août 2023 pour extraire l'ayahuasca de la liste des stupéfiants. En décembre 2024, le Conseil d'État a rejeté la demande en arguant que le breuvage était toxique et addictif, ce qui est en contradiction avec la science actuelle. Fin 2025, un recours a été déposé devant un comité des Nations Unies pour non-respect du droit citoyen à la science.

Livres en PDF gratuits sur Internet :

D'autres témoignages sur l'ayahuasca :

http://moroccannomad.com/temoignage-ayahuasca/
Extraits gratuits ebook

Un documentaire avec témoignages en anglais (sous-titré français)

Pour ceux qui veulent aller plus loin dans la compréhension de "l'autre monde"

Annie Besant "L'homme et ses corps" : FR | EN

Charles Leadbeater "Le Plan astral" : FR | EN | SP

Charles Leadbeater "Le plan mental" : FR | EN

Ce qu'il faut savoir avant d'aller expérimenter l'ayahuasca en Amazonie (surtout pour vous, les femmes)

L'ayahuasca est ancré dans une tradition culturelle spécifique. Prendre la plante en Europe, aux États-Unis ou en Asie n'est pas du tout la même chose que la prendre là où elle pousse : en Amazonie.
Il faut comprendre la culture locale, différente de la culture occidentale ou asiatique.

Dans la culture chamanique, les notions de pouvoir et de compétition sont très fortes. Durant des siècles, des populations de chamans se sont détruites mutuellement en utilisant l'ayahuasca à des fins de sorcellerie. On distingue les chamans noirs (sorciers - brujos - hechizeros) des chamans blancs (guérisseurs). Ne sous-estimez pas le pouvoir des chamans ! Nous autres Occidentaux, nous pensons parfois que "tout le monde est beau, tout le monde est gentil" (héritage judéo-chrétien). C'est faux. La plante ne distingue pas entre le bien et le mal. Elle peut être utilisée à des fins égoïstes ou à des fins altruistes. L'homme a son libre arbitre.

Un chaman guérisseur va mettre ses pouvoirs au service des autres.
Un chaman sorcier va utiliser ses pouvoirs à des fins égoïstes (comprenez bien : soit pour exercer un pouvoir sur vous, soit pour vous utiliser à des fins sexuelles, soit pour vous soutirer de l'argent).

Je m'adresse surtout aux femmes ici. Certains chamans voient une femme étrangère s'approcher d'eux et pensent qu'elle est intéressée par le sexe. Vigilance ! Le cadre culturel est différent et le regard posé sur une femme est différent là-bas.
À ce propos, voici un excellent article en français au sujet de la différence culturelle (à vous de le traduire via Google si besoin).
Vigilance à Iquitos : c'est devenu un véritable commerce de l'ayahuasca.
J'ai entendu que certains chamans s'attaquent l'un à l'autre pour étendre leur "commerce".

Les adresses que j'ai communiquées ci-dessus sont, en principe, de bonnes adresses sans risque.
Takiwasi au Pérou est sécurisé à 100 %.
Même chose pour les adresses du Santo Daime.

Vous voilà prévenues.

Ceci fait, suivez votre intuition et bonnes découvertes !

lundi 19 septembre 2022

Travail spirituel et ancrage

Il me reste 2 jours à Mapiá. Je sens à quel point l’énergie spirituelle est forte, intense. En mesurant avec mes petites baguettes de radiesthésie, je mesure chez les personnes un taux vibratoire moyen qui n’a rien à voir avec les habitants des villes. Mais vraiment rien à voir ! Ici, les personnes commencent à vibrer à partir d’un taux de 1000 alors que le taux vibratoire moyen dans les villes est d’environ 20...

Toutefois, il ne faut pas croire que le travail spirituel soit facile à Mapiá ! Tout est amplifié. Le travail spirituel peut être extrêmement perturbant. On m’a dit que certaines personnes de l’extérieur ont parfois des difficultés à rester et partent assez rapidement.

Ce que j’ai vécu hier matin n’était pas « du gâteau ». Dans cet espace, il y a aussi des dangers, des écueils et parfois des écueils vraiment confrontants ! Il faut du courage et de la confiance dans les passages.

Tout ce qui s’éloigne de la vérité, de l’ordre, de l’alignement intérieur est amplifié. Oui, cela peut générer de grandes perturbations chez des personnes. Moi je le vis comme un véritable marathon spirituel. J’ai vu à Mapiá certaines personnes qui étaient « à côté de la plaque », déconnectées de la réalité pratique, perdues dans d’autres drogues, plongées dans des paradis artificiels qui n’ont plus rien à voir avec le spirituel... Je pense notamment aux personnes qui fument de la marijuana hors des rituels, prennent du rapé à toutes occasions, ou des drogues dures venant de Boca do Acre, la première ville avant Mapiá.

Je ne juge pas ici.

Je constate seulement que la puissance de substances psychoactives peut s’avérer incontrôlable en dehors d’un rituel pour des personnes qui sont fragiles psychologiquement ou dont l’ego est encore trop blessé.

Comme le disait Arnaud Desjardins : il faut un ego sain (guéri) pour le travail spirituel. Et c’est d’autant plus vrai à Mapiá où l’énergie spirituelle est amplifiée avec l’ayahuasca. Oui, un travail thérapeutique peut s’avérer indispensable avec un travail spirituel d’une telle intensité. Un ego trop blessé par la vie s’appropriera et vivra les expériences à partir de ses blessures.

Avec ce travail spirituel de haut vol, je vois l’importance de l’ordre, de la justesse, de l’alignement. Ici à Mapiá encore beaucoup plus qu’ailleurs. Sinon le retour de flamme est important. Le plus grand danger étant de tomber dans l’illusion, dans les paradis artificiels sous couvert de « spiritualité ». On se trouve alors dans un « paradis », complètement déconnecté du quotidien, de la réalité quotidienne de tous les jours.

Maria Eugénia, mon hôtesse d'accueil, a vu des gens de passage à Mapiá qui arrêtaient de s’alimenter. Ils devenaient comme « éthérés », déconnectés du plan terrestre. Elle me dit que, quand on entre là-dedans, il faut s’inquiéter.

Il est proposé du travail bénévole à Mapiá (les lundis). Ce n’est pas par hasard, indépendamment des besoins concrets liés à la vie communautaire. Des gens travaillent dans la nature de manière très concrète, en construisant, en nettoyant, en réparant. C’est cet ancrage du quotidien qui permet de rester aligné terre-ciel. Exactement comme les moines des monastères qui divisent leur temps entre la prière et le travail de la terre ; cela n’est pas sans raison...

Sur la base de mon expérience et de chercheurs sérieux, un haut travail spirituel exige un fort ancrage dans la matière, dans la réalité quotidienne, dans les petites choses essentielles comme par exemple prendre son remède antimalarial chaque matin, se laver, se raser, nettoyer son linge, ranger sa chambre...

Alors que je vais bientôt quitter Mapiá, quel fut l’impact d’une telle expérience sur moi ? C’est encore trop tôt pour le dire. Je reprendrais les mots de Claudio Naranjo :

P. 340 : « (...) certainement s’est ouverte une nouvelle dimension de la conscience qui laissera son impact. »

« (...) quelqu’un d’expérimenté saura reconnaître (l’erreur) de penser qu’on est arrivé à la fin du chemin ».

Plusieurs mois après mon retour d'Amazonie, j'ai écrit ceci dans mon carnet de bord personnel et je souhaite vous le partager :

Les VERTUS DIVINES à acquérir durant le Kali Yuga, l'âge de fer du cycle cosmique

Cette époque peut devenir une boucle lumineuse dans cette période sombre du Kali Yuga. Développer des vertus spécifiques comme le courage, la persévérance et la foi, sont des qualités clés pour vivre notre époque. Les vertus sont de nature divine. ELLES SONT DIEU. Le courage, la persévérance et la foi ne peuvent être travaillés qu’à des époques comme celles-ci où l’obscurité est profonde et grand le désespoir...

VOILÀ ce que nous sommes invités, selon mon ressenti, à travailler ici-bas, ici et maintenant. C’est véritablement le cœur du travail sur Terre actuellement. Oui, l’âme humaine travaille ces vertus pour l’instant sur terre. Ces vertus sont importantes à acquérir avant de passer à l’âge d’or, où d’autres vertus devront être travaillées. C’est pourquoi donner courage, espoir et foi aux frères et sœurs est sans nul doute le cadeau le plus important pour l’époque actuelle. L’âme sait très bien ce qu’elle doit traverser ici-bas et pour quoi elle l’a choisi.

Quoi qu’on en dise, la vie sur terre, l’incarnation sur terre, c’est remplir toutes ses obligations, qui vont de la plus simple, comme faire sa vaisselle, vider les ordures, nettoyer ses toilettes, aux plus importantes, comme prendre soin de ses enfants, de ses proches... Voilà tout ce qui nous est demandé, à mon humble avis.

Et ces choses sont reliées à ses pieds, à la terre, à l’incarnation. Celui qui cherche à vivre uniquement dans les sphères célestes perd contact avec le réel, devient éthéré, vit dans un monde artificiel. Dans les cas extrêmes, ces êtres arrêtent de s’alimenter, cessent de payer leur loyer, ne jouissent plus des petits plaisirs de la vie... Ces êtres ne manquent-ils pas les objectifs de l’incarnation ici-bas ?

Ce n’est pas que les sphères célestes ne doivent pas être connectées. C’est faire la part des choses et ACCEPTER PLEINEMENT L’INCARNATION TERRESTRE ET SES ALÉAS, TOUS SES ALÉAS !!! C’est pourquoi, après des voyages comme ceux du Daime / ayahuasca ou autres plantes, il est essentiel de REVENIR et de ne pas perdre le contact avec la réalité 3D, la réalité matérielle, la réalité du corps qui implique de se laver les dents, de prendre des vitamines si besoin, manger de la nourriture de qualité quand c’est possible, voir un film, jouir du sexe, partager un bon repas avec des amis, rire un bon coup, prendre une bière à la terrasse d’un café, plonger dans la mer, s’étendre sur le sable chaud au soleil. Oui, des choses bien terrestres, bien concrètes.

Avant, j’étais incapable de comprendre cela. Je me disais : à quoi bon tout cela, à quoi bon vivre, quel est le sens de cette existence, de vivre sur une planète polluée et polluante, avec des idiots abrutis par des émissions TV stupides, avec des politiciens guidés par leur soif de pouvoir, corrompus, pensant uniquement à leurs privilèges... Je comprends ces jeunes complètement désemparés par leur situation familiale, par la situation de leur pays, de la terre... Maintenant, je leur dirais : oui, c’est la réalité ! Et ce qui nous est demandé ici-bas, c’est, dans cet environnement-là, dans cette obscurité épaisse, de développer les vertus du courage, de la persévérance et de la foi. Dans un monde enchanteur parfait, respectueux, il est impossible de travailler ces vertus car elles ne sont pas vraiment nécessaires. Oui, réellement, j’en suis maintenant convaincu : c’est dans cette adversité planétaire que nous sommes testés et appelés à développer ces qualités-là. Notre vraie mission n’est pas de « sauver la Terre » (elle en a vu d’autres) mais de développer ces vertus si essentielles du courage, de la persévérance et de la foi pour passer à l’âge d’or.

L'usage anarchique des drogues dans la société actuelle

Un complément à ce que j'ai écrit ci-dessus.

J'ai récemment visité un site privé en ligne français sur les drogues. Ce site offre des espaces de dialogue et de témoignages, non pas pour encourager l’usage des drogues mais pour minimiser les risques liés à la prise de drogue.

En lisant ces témoignages parlant du poppers, de l’ecstasy, de la cocaïne... j’entends des personnes qui cherchent par n’importe quel moyen d’intensifier la vie en eux, de ressentir plus. Ainsi, je lis le témoignage d’une personne qui utilise régulièrement du poppers durant l’acte sexuel pour en amplifier le ressenti. Le besoin de se sentir plus en vie est légitime, mais cela ne se fait pas n’importe comment. Ces substances chimiques, le plus souvent en libre accès, détruisent le corps et déstructurent le mental.

Les anciens utilisaient des substances naturelles pour s’expanser, sortir de leurs limites, de leurs frontières et connecter l’espace des dieux. Cet espace extraordinaire, où règnent un sentiment profond de sécurité, de paix et d’amour, où il est possible de respirer très profondément un oxygène pur et lumineux, comme si c'était la première fois. Mais tout ceci se faisait dans un cadre strict : avec un rituel, une connexion terre/ciel et un respect pour la plante utilisée. Un cadre de sécurité était ainsi mis en place pour vivre ces états d’expansion de la conscience, dépassant les frontières du moi et permettant ainsi d’accéder au Soi, notre véritable nature. C’est ce que je vis avec l’ayahuasca et je peux en témoigner.

Malheureusement, les substances actuelles, chimiques et utilisées de manière irresponsable finissent par détruire la personne. Des portes intérieures sont ouvertes de manière anarchique, donnant sur des espaces du bas astral habités par des entités qui sont très heureuses de pomper l’énergie de l’adepte naïf et insouciant. Beaucoup de pays interdisent l’usage rituel et cadré d’une plante comme l’ayahuasca alors que des drogues toxiques et créant la dépendance sont utilisées librement dans les discothèques et les lieux de divertissement. C’est jouer avec le feu. Cela met l’âme en danger. Si l’adepte insouciant pouvait voir ce qui rentre en lui après la prise de ces substances chimiques, il réfléchirait certainement davantage à renouveler l’expérience. À nouveau, il ne s'agit pas de donner des leçons mais de sensibiliser.

dimanche 18 septembre 2022

Intégration de l'expérience spirituelle avec un travail thérapeutique

Pourquoi aller voir un thérapeute après une expérience d'ayahuasca ?

Claudio Naranjo dit que « (...) les personnes sentent le désir d'une aide thérapeutique qui leur permette de fermer quelque chose que l'expérience récente a ouverte ». (p. 409)

À la fin de son livre, il parle des expériences racontées par les participants durant leur voyage avec l'ayahuasca (p. 377-408). Pour lui, il est clair que l'écoute, le partage, la clarification font partie du volet thérapeutique et que, généralement, ces aspects sont laissés de côté dans les expériences de ce type. En lisant, je comprends mieux l'importance de l'aspect thérapeutique dans l'intégration de l'expérience. Le fait de mettre des mots sur l'expérience, d'analyser les images et le vécu, permet d'assimiler le processus et de lui donner du sens.

Et c'est en donnant du SENS que l'on pourra intégrer ce vécu dans la réalité quotidienne. Sinon, on en reste au stade de l'expérience. Cette expérience peut être certes spectaculaire, mais elle restera inachevée car non intégrée complètement dans le vécu de la personne.

Personnellement, comme thérapeute, je le vois comme un processus de conscientisation du matériel psychique qui a émergé de l'inconscient. On structure ce matériel en faisant des liens et en le confrontant à nos connaissances et à nos croyances. C'est ce que j'essaie moi-même de faire après les sessions d'ayahuasca. C'est pourquoi j'écris beaucoup après mes expériences dans ces "autres mondes".

C'est aussi pourquoi je n'ai pas assisté à une cérémonie durant mon séjour à Mapiá. Je sentais que le processus d'intégration de la cérémonie précédente n'était pas achevé. Vivre une expérience sans avoir intégré la précédente, c'est un peu comme prendre son repas de midi directement après son petit-déjeuner.

Si je pars de mon expérience personnelle de ces 2 jours où j'ai voyagé d'abord au paradis puis en enfer, je constate la grande polarité de l'expérience. Que signifie cela au niveau de mon inconscient ? Comment intégrer cette expérience puissante des extrêmes dans mon psychisme ? Comment donner du sens à ce type d'expérience profondément mystique ?

Sans une certaine « maturité psycho-spirituelle » (expression employée par Claudio Naranjo p. 378), une expérience de ce type peut, selon moi, véritablement faire exploser la structure psychique. Certains auteurs partagent dans leur livre qu'ils ont failli « perdre » la vie dans un voyage intérieur. Cela ne m'étonne guère. Carl Gustav Jung disait déjà qu'il y a, au niveau de l'inconscient, des forces puissantes qu'il ne faut pas sous-estimer... (voir son livre : « Ma vie »). C'est pourquoi il s'agit d'y aller pas à pas, sans vouloir forcer les étapes. La plante a sa propre "intelligence". Par contre, elle ne peut aller contre le libre arbitre de l'homme. Si on veut forcer la porte alors qu'on n'est pas prêt, il faut aussi en assumer les conséquences...

Accompagnement thérapeutique d'intégration

Ce que Claudio Naranjo décrit — l'écoute, le partage, la mise en sens — c'est précisément ce que je propose comme psychothérapeute. Si vous traversez une période d'intégration après une expérience psychédélique, je peux vous accompagner en séance individuelle, en ligne via Zoom, en français ou en anglais.

En savoir plus sur l'accompagnement

samedi 9 septembre 2017

Brésil - Mapia - Quelques photos

4 heures de bateau sur le chemin vers Mapiá (depuis Boca do Acre)
Mapiá - La petite rivière du village
Maria Eugénia qui m'a hébergé
Les plaisirs de la tranquillité
Lever du soleil dans le cadre enchanteur amazonien
Jardin de la Nature - Un haut lieu énergétique
Et aussi un lieu de création (peinture, modelage...) pour petits et grands
Travail communautaire volontaire le lundi
Christina, responsable du centre médicinal
Des stages floraux sont souvent organisés à Mapiá
Centre du village
Mon lieu de baignade matinal
Maison typique de Mapiá
Tombe du Padrinho Sebastião au centre du village

vendredi 8 septembre 2017

Protocole de guérison spirituelle

En avant propos : pour ceux qui ont des difficultés avec les mots "Dieu", "Christ", "Marie" ... comme cela fut le cas pour moi, je vous propose de lire CECI.

Maintenant, le vif du sujet :
Il existe des techniques de guérison dans les états ordinaires de conscience. Il s'agit de la thérapie classique (psychanalyse, thérapie EMDR, thérapies comportementales, ...).

Suite à mon séjour à Mapia, j'ai découvert qu'il existait des outils de guérison spécifiques qui peuvent être utilisés dans les états modifiés de conscience.
A mon retour d'Amazonie, j'ai pu expérimenter ces outils spirituels qui sont d'une grande puissance.

Voici le protocole que j'utilise personnellement sous ayahuasca / Daime :

1. Au départ, poser une intention claire de guérison de vos mémoires, de ce qui est difficile pour vous pour l'instant.

2. Lorsque la force de la plante monte, rester le dos bien droit, vertical, les pieds ou les genoux solidement ancrés au sol.

3. Faites appel aux énergies de guérison de Marie ou du Christ à partir de votre coeur. Immergez-vous de cette énergie au niveau de votre coeur.


4. Ensuite, demandez de nettoyer vos mémoires bloquantes au niveau du coeur.

Et laissez faire le travail.

C'est simple, miraculeux et puissant.

Il y a aussi un autre protocole possible avec une autre visualisation : vous vous immergez d'énergies christiques. Il suffit juste d'y penser, de le demander et vous les vivrez en vous.
Ensuite vous faites appel aux 4 évangélistes (St Jean, St Matthieu, St Marc, St Luc) autour de vous, comme 4 piliers (nord, sud, Est et Ouest).

Le temple est en place.


Ensuite émettez l'intention de nettoyer vos mémoires bloquantes.
Et l'énergie de nettoyage se met en route.

A un moment du travail, SI vous sentez un fort sentiment de compassion pour vos frères et soeurs, vos amis, des mémoires bloquantes viendront à vous. Vous pourrez utiliser ce protocole pour nettoyer ces mémoires (sans toucher aux karmas de ces personnes, karmas qui sont des sources d'enseignement et d'évolution pour eux).





jeudi 7 septembre 2017

Brésil -Mapia - La réalisation du PLAN

Le lendemain de mon retour à Mapia, je me trouvais encore dans un état de conscience modifié, tout en étant parfaitement conscient de la réalité extérieure.

J'ai reçu un "enseignement" que je vous partage.



LA VIBRATION D’AMOUR



Jésus-Christ, Vibration d’amour s’incarnant pour la première fois dans le monde de la manifestation par la Grâce de la Mère.


Jésus-Christ, la vibration la plus aboutie du Père et la réalisation la plus haute de cette Union entre le Père Ciel et la Mère Terre.


CHRIST = Vibration du Père non manifesté …


JESUS = … qui s’incarne dans la matière (Manifesté) par la Mère.


JESUS CHRIST fait le lien entre Dieu le Père et la Déesse Mère


JE REALISE LE PLAN DE DEPART DANS LA MATIERE



Moi, Etre incarné, je suis aussi un Fils de Dieu le Père par cette prière : 

"Père, je suis prêt à te servir sur ce plan matériel. 
Que ta vibration passe à travers tout mon être incarné et puisse tes œuvres se manifester dans la matière par la Grâce de la Mère ».

Je suis une étincelle créée par Dieu le Père, une vibration qui contient en son germe un Plan. Ce plan vise à trouver sa pleine éclosion dans la matière. C’est exactement comme le spermatozoïde qui a sa nature propre, son code génétique propre, unique, différent de tout autre et qui vise à trouver sa pleine expression dans la matière.
C’est pourquoi, durant une « transe », j’avais entendu que Dieu Père ne souhaitait pas que je suive le plan d’un autre mais que je trouve MON PLAN PERSONNEL, que j’accomplisse QUI JE SUIS (le plan qui me concerne moi) dans la matière. 

Le « JE SUIS » trouve sa plein éclosion dans la matière. C’est CELA le PLAN DIVIN qui s’accomplit en moi. Il me concerne MOI. J’existe alors dans la manifestation du JE SUIS tel que créé à l’origine par le Père.

Voilà pourquoi la connaissance de SOI est un processus capital.
Voilà pourquoi, quand JE M’EVEILLE A QUI JE SUIS, LE MONDE S’EVEILLE comme le disent certains textes spirituels.
L’introspection, la connaissance de sa nature est un processus qu’il appartient à chacun de faire. C’est un chemin individuel qui ne peut être fait que par Soi-même.

Si chaque personne a un plan qui la concerne personnellement, la terre, les planètes, les constellations ont aussi leur propre plan à réaliser. ps : Le passage à la Nouvelle Ere, à la Nouvelle Humanité fait certainement partie du Plan Divin concernant la Terre.


EN RESUME : LA MANIFESTATION DU PLAN DIVIN



Père


Fils


Mère


On part du ciel (vibration originale) et on arrive à la Terre (incarnation).

Le Fils est donc la manifestation du Père dans la Matière (terre Mère). Il grandit en incarnant pleinement la vibration originale dans la matière jusqu’à ce que ciel et terre ne fasse plus qu’UN.

Dans le musée afro-brésilien de Sao Paulo, une photo représente cela :



En portugais : Minho Mae = Ma Mère ; Meu Pai : Mon Père

Il est important donc de comprendre que le PLAN DIVIN est avant tout un PLAN « PERSONNEL » qui se développe par un processus intérieur. C’est le plan de l’architecte qui devient maison.


QUE TA VOLONTE SOIT FAITE, PÈRE = Que Moi, en tant que semence originale créée par toi, je puisse pleinement manifester cette semence dans le plan matériel.


Une fois le plan accompli en moi, je retourne au Brahman, par delà la dualité "Dieu le Père" et "Dieu la Mère". Je redeviens UN.


Et le cycle reprend ensuite, indéfiniment.


Si le plan s’accomplit de façon parfaite en moi, IL EST REALISE.


Je quitte alors définitivement le cycle des réincarnations et donc le circuit Ciel-Terre.


Des Maîtres incarnés gardent encore un ultime désir, le dernier, pour continuer à s’incarner : le désir d’aider les êtres en souffrance. Ce sont les Bodhisattvas … Si ce désir disparaît, la dernière "chaîne" se rompt. Il leur est alors impossible de revenir dans le circuit de l’incarnation. 

LA GRANDE ILLUSION


L’illusion est de se perdre dans le plan manifesté (matière) alors que la route est de reconnecter en soi la vibration originelle créée par le Père, cette vibration du JE SUIS, ma véritable nature. C’est ainsi que je retrouve le chemin juste sur la voie incarnée. En incarnant pleinement le JE SUIS dans la matière, je fais le lien direct entre le ciel et la terre, entre DIEU le Père et DIEU la Mère. Le PLAN divin s’accomplit alors EN MOI.


JESUS-CHRIST transcende ces deux forces et établit le lien entre le Père et la Mère. C’est L’AMOUR, la force de connection qui unit le Père ciel et la Mère terre. Ainsi le CHRIST, ou PUR AMOUR (amour = relier) EST ce lien entre le Père et la Mère et permet au plan divin de s’accomplir chez chacun. C’est pourquoi IL dit : « Personne ne va vers le Père sans passer par moi" (Jean, 14.6).

C’est-à-dire, en d’autres termes, en incarnant pleinement l’amour christique en soi, le passage se fait entre le Père et la Mère, entre le ciel et la terre.
Pourquoi ? Car l’amour = Lien. C’est pourquoi les forces christiques me permettent d’accomplir le Plan divin qui m’appartient. Sans l’énergie christique (l’énergie d’amour), le lien NE PEUT PAS se faire entre le Père et la Mère.


Les forces contraires rejettent l’amour CHRIST car cet amour met fin à leur existence … L’amour a aussi pour symbole l’INFINI (8 couché).


JESUS-CHRIST est le Fils ainé, le Fils le plus grand qui montre le chemin. 
C’est Mon Frère ainé, NOTRE Frère aîné. 
Par Lui, je peux accéder à la réalisation du Plan divin en moi. 
Je suis aussi un Fils de Dieu. 
Je deviens qui JE SUIS en germe ! 
Mozart par exemple est une réalisation quasi parfaite sans doute du PLAN DIVIN. Il a réussi à manifester pleinement son étincelle originelle de départ (le Père) dans la manifestation terrestre (la Mère).


Les synchronicités, les clins d’œil de la vie, les entités de lumière, … m’aident dans l’accomplissement du "JE SUIS".

Chacun est unique et a son propre Plan à incarner. 
C'est pourquoi il ne faut se comparer à personne.
C'est pourquoi il NE faut PAS juger quelqu'un par sa différence.



mercredi 6 septembre 2017

Mapia - Cérémonie d'anniversaire de Clara

Ceci est ma dernière cérémonie de Santo Daime à Mapiá. C’est l’anniversaire de Clara, une Japonaise qui vit au Brésil depuis l’âge de 6 ans. Clara est une autorité reconnue à Mapiá. C’est elle qui, souvent, incorpore des entités durant les cérémonies de Mesa Branca.

Cela se passe à la Santa Casa, un peu en dehors du village. Un chapiteau en bois, tout est ouvert sur la nature extérieure. On commence à 19h30. Il fait nuit. Des bougies sur la table et un feu qui brûle à l’extérieur.

En résumé :
Ce à quoi j’ai assisté dans mon corps, je veux dire, vraiment dans le ressenti corporel, dépasse le descriptible.
Pour la première fois de ma vie, j’ai senti la puissance curative des énergies mariales (énergies de Marie). Leur puissance dépasse tout ce que j’ai connu auparavant.
Après cette cérémonie, j’ai compris pourquoi le padrinho Sebastião a introduit la Santa Maria : un portail ouvert pour ces énergies, avec une puissance curative qui dépasse tout ce que j’ai pu expérimenter avant.

Dans la Bible, on dit qu’ELLE écrasera la tête du serpent.
Je l’ai vue en action.

J’ai vu aussi, non pas un ou deux chamans travaillant ensemble (généralement ils travaillent seuls), mais 60 chamans chantant des hinos d’une seule voix ! D’où la véritable puissance du travail. Ce n’est plus un travail de niveau « doctoral » pour moi. C’est au-delà !

Pour moi, l’ayahuasca était là pour aider dans l’ancienne conscience. Le Santo Daime tel que je l’ai vu en action ce soir à Mapiá, c’est l’ayahuasca de la Nouvelle Ère, Ère du Verseau, de la fraternité.
C'est l'ayahuasca 2.0.

J’avais peur pour la Terre, pour la planète...

Quand j’ai senti la puissance des hinos dans la vibration mariale, j’ai compris que la Terre ne disparaîtra pas, mais que le passage vers la Nouvelle Conscience allait être très puissant, à bien des niveaux.

Il n’y a aucune échappatoire. Dans la Nouvelle Conscience, il s’agira d’être vertical, aligné et de respecter des valeurs.
J’ai senti pour cette Nouvelle Ère en émergence une très grande fermeté alliée à la puissance, mais aussi à l’Amour.

J’ai vu une Mère, aimante mais ferme, qui remet les pendules à l’heure.

Mestre Irineu - Roots of Santo Daime
Mestre Irineu et "la Reine de la Forêt"

Et cela se fera ! Je l’ai senti dans mes cellules, dans mes tripes.

J’ai senti cette vibration mariale incroyable à travers les hinos consacrés à Marie.

Rien, absolument rien ne peut vaincre ces énergies, même pas l’ombre que j’ai vécue fortement il y a 3 jours.

Oui, ici à Mapiá, j’ai vu un nouveau processus de guérison et de réalignement pour préparer la Nouvelle Ère. À un moment, je jubilais intérieurement de sentir la puissance de ces forces. Absolument inouï, indescriptible. Vibratoirement, je n’ai jamais senti une puissance égale à l’énergie de Marie (de la Mère divine, de Shiva, peu importe le nom).

Je suis passionné en écrivant ces lignes. Désolé pour les redites.
Mais c'est tellement incroyable !

Quelle est la nature de ces énergies mariales ? La réponse m’a été donnée : des énergies de dimension cosmique.
ELLE me dit que c’est ELLE les constellations, c’est ELLE le zodiaque, c'est ELLE le cosmos...

C’est la MÈRE, la DÉESSE du monde manifesté.

Pour corroborer tout cela, il m’est donné alors de vivre une expérience.

Je redescends dans les enfers, portant l’énergie mariale en moi. Je me suis senti en pleine sécurité. L’ombre qui me touche s’illumine aussitôt. On me dit que c’est une opportunité pour ces entités du bas astral de retourner dans la lumière, de s’illuminer grâce aux énergies de conversion de Marie.

Rien, absolument rien dans l’enfer le plus profond ne peut vaincre ces énergies !

Petite anecdote. Après la cérémonie, sur le chemin du retour, j’ai entendu des chiens qui se battaient. J'ai senti une énergie noire forte. J'ai éprouvé un vrai malaise. Juste à ce moment, un gros papillon noir est venu frapper ma poitrine, au niveau du cœur. C’était tellement fort que je ne suis même pas certain que cela soit un papillon. Je prends peur. Une voix me dit que ce n’est pas une attaque. C’est une ombre qui vient se transformer, se convertir à la lumière mariale.

Je vous partage aussi des informations qui m’ont été communiquées durant la cérémonie et qui pourront aider les chercheurs de vérité.

Il s’agit d’informations sur les temps à venir :

  • Le pouvoir des financiers, des banques, des politiques, ceux qui croient contrôler la planète, est bien petit par rapport à ces puissantes énergies. Ces hommes aveugles le comprendront un jour. Et la leçon sera très dure.
  • L’ombre aura toute liberté d’agir pendant un certain temps. Pourquoi ? Pour qu’elle soit en pleine lumière, visible. Ensuite, à un moment donné, les énergies de la Mère divine se mettront en action. Alors « la terre et le ciel trembleront » (ce sont les mots entendus). Cela sera le grand nettoyage. Ceux qui ne se seront pas « convertis » auront perdu une occasion en or pour passer dans le Nouvel Âge, la Nouvelle Conscience promise à l’humanité. Ils se mordront les doigts de ne pas avoir profité de cette occasion. Il leur faudra attendre très longtemps une autre opportunité, un nouveau cycle cosmique, pour passer dans une Nouvelle Conscience.
  • Les pionniers, les chercheurs de vérité se décourageront, pensant que tout est perdu. ILS DOIVENT GARDER COURAGE ET PERSÉVÉRER. Les graines qu’ils sèment actuellement germeront dans la Nouvelle Ère !

Complément de révélations venant de mes lectures ésotériques :

  • L’ego est dans sa période d’adolescence. Il n’est pas encore vraiment conscient de l’impact de ses actions sur les autres et sur la planète. Un jour viendra où l'homme sera plus conscient du véritable impact de ses pensées et de ses actions.
  • L’humanité travaille actuellement le PLAN MENTAL. Le mental est encore divisé entre conscient et inconscient. D’où les souffrances mentales actuelles. Dans la Nouvelle Ère, le mental sera enfin unifié. Ce qui amènera la PAIX.

Une voix m’a aussi donné des conseils personnels pour l’après Mapiá, pour le retour dans mon quotidien.

À la fin de la cérémonie, deux mots émergeront : HUMILITÉ et GRATITUDE.

Mapia - Cérémonie de Concentracao (Concentration)

Cette cérémonie est un des rituels proposés par le Santo Daime : des chants puis une longue période de silence. Cette cérémonie arrive exactement au moment où j’en ai besoin. Le matin, je vis les enfers. La journée, je dessine un mandala. Et le soir, je vis cette cérémonie qui pratique en fait la qualité requise pour faire un mandala : la concentration.
J’ai pratiqué ici la base de la base de la méditation : passer de la périphérie du mandala, au centre du mandala.

La cérémonie se passe dans l’Église, au centre du village. Autour de la table, 6 femmes et 6 hommes, la plupart des anciens du temps du padrinho Sebastião. Des bougies et des symboles daimistes sont sur la table. Une prière d’ouverture puis nous prenons du Daime. Les 3 musiciens commencent à jouer de la guitare. Le groupe commence à chanter les hinos. Des hinos spécifiques pour préparer la « concentração ».

De l’intérieur, je le sens, les chants font progressivement monter la vibration. Le groupe entre, avec le Daime et les chants, dans un état de conscience modifié. Les hinos qui se chantent dans ce moment particulier prennent une sonorité, une force, une puissance extraordinaire. C’est comme passer du chant de cuisine au chant dans la cathédrale de Reims en France.

Le son, la vibration est toute particulière. J’essaye de me concentrer, de stopper le manège du mental qui veut aller à gauche ou à droite et me sortir du moment présent. Après environ 1h30, une personne lit une prière. Tout le monde est assis. On entre ensuite dans un espace de silence qui va durer une heure environ.

Progressivement, le silence devient impressionnant. Plus un bruit, juste la force de la concentration du groupe que je sens au plus profond de mes cellules. Après cette journée où j’ai vécu le phénomène de l’attraction (les mondes paradisiaques) et la répulsion (les enfers), je vis ce que j’ai travaillé dans la matinée avec les mandalas : revenir au centre, ce centre où il n’y a plus de mouvement, plus de pensées, juste le JE SUIS.

Dans ce « Je suis », je sens une force extraordinaire. Dans cet état de conscience amplifié avec le Daime, un travail puissant se met en place : l’ego essaye de penser, de se divertir, de fuir ce centre qui lui paraît trop calme, trop fade, sans divertissement, sans rien à quoi s’accrocher.

Alors, à chaque fois, l’effort est de revenir dans l’instant présent, juste CE Centre où il n’y a plus rien. Cela avec l’aide, le support du groupe entier. On parle de « fermeté » dans les hinos. C’est aussi dans ces moments que cette « fermeté », cette « volonté » s’applique, en lien avec le collectif.

Je vis cela comme une méditation zen amplifiée, une méditation qui s'opère dans les hautes vibrations de la conscience. Oui, dans cet espace, tout est amplifié, clair. Le moindre mouvement de l’ego, la moindre pensée apparaît tout aussi clairement qu’un caillou lancé dans un lac qui a l'aspect d'un miroir, complètement calme.

Une voix m’explique que cet exercice puissant me permet de laver le mental, de travailler mon alignement.

Je me sens avec le groupe dans un espace de vibration très, très haut. Il s’agit vraiment de tenir. En Europe, durant des sessions de Daime, j’ai senti que nous nous trouvions parfois dans cet espace de silence où il n’y a plus RIEN. Ici, il s’agit de rester dans cet espace non quelques minutes, mais une heure !

Quand le silence atteindra un point culminant, un ancien du groupe donne une lecture. Je ne comprends pas tout (portugais) mais je sens la profondeur de l’enseignement qui est donné. Dans cet espace de grand silence où la réceptivité est complète, chacun peut entendre avec tout son être et recevoir plus complètement ce qui est dit. À ce niveau, on ne s’adresse plus aux couches superficielles de l’être mais à sa profondeur.

Puis le silence se fait à nouveau, comme pour intégrer ce qui a été dit.

Claudio Naranjo, dans son livre « Ayahuasca », dit (p. 369) :

« Qu’est-ce ce "rien intérieur" sinon la profondeur de l’état de silence et de paix ? Un état dans lequel, dans le silence de la pensée, (s’installe) un profond sentiment de plénitude. Ainsi, il n’y a ni vie ni mort, mais dans ce rien se vit implicitement le sens de la vie, de même la (possibilité) de laisser derrière la maladie du mental quotidien. »

et, p. 371 :

« (...) un mental en paix qui a laissé derrière le déséquilibre des passions (...) et qui, (grâce à) sa concentration sur lui-même, jouit de sa simple auto-conscience, au-delà des stimulants extérieurs ; un mental qui n’a plus besoin de bouger dans une quelconque direction, qui peut aimer et jouir des étoiles, de la fraîcheur de la nuit, de la musique et des personnes. »

Après une heure, je vois que certaines personnes ont des difficultés à rester en place. L’ego en a assez, il faut bouger, sortir de cet espace vraiment trop calme où "je" ne peux plus jouer à rien ni me divertir depuis trop longtemps. Néanmoins, les guides de la table, au centre, restent fermes. Il faut tenir, vaincre cet ego qui, comme un cheval sauvage, veut absolument reprendre le contrôle. C’est dans cet instant-là que le travail, le vrai travail commence. Vaincre cette résistance de l’ego, le discipliner, le tenir.

Je sens mon ego qui voudrait sortir de cet état en mettant en avant des idées d’aide aux autres, de faire quelque chose de plus utile que de rester là immobile. Cet état silencieux et immobile lui est insupportable. Grâce à l’état de conscience « amplifié », toutes les ruses du mental sont mises en lumière. Je sens alors que c’est dans ce centre, dans ce « Je suis », qu'il n’y a personne à aider, personne à sauver, rien d’autre à faire que ÊTRE.

Le chant qui viendra après met des mots pour arriver à cette concentration totale au centre : « Fermeza », fermeté !

Après ce long moment de silence, les hinos reprennent, toujours plus beaux.

Je vis une vraie « extase spirituelle ». Les chants sont comme une farandole joyeuse que rien ne peut arrêter. C’est une véritable symphonie spirituelle jouée dans les hautes sphères de la conscience. Je me sens en sécurité, je me sens en joie. Je perçois maintenant la vraie signification d’un travail collectif de Daime. Un art spirituel de haut vol qui combine cette plante sacrée d’Amazonie, les chants et le Sacré.

Un rituel de la Nouvelle Ère, de la Nouvelle Conscience en émergence.

Une chose très particulière aussi à partager : à différents moments, durant les hymnes, l’odeur changeait. Lors de la Santa Maria par exemple, j’ai senti un très doux parfum dans l’air. C’était une vraie délectation de respirer, un véritable plaisir, un moment fort que j’ai senti revivifiant et régénérant. À d’autres moments, lors des hinos de guérison, c’était une odeur d’encens assez forte alors que rien ne brûlait. Oui, vraiment très particulier.

Après la Santa Maria, que j’ai décrite plus haut, j’ai senti un espace sacré qui s’ouvrait, un espace lié à La Mère. Le travail prend alors une vibration très, très particulière. Je sens qu’un travail intérieur de guérison se fait, sans que mon mental puisse en comprendre la portée.

La cérémonie se clôturera à 1 heure du matin avec les prières de fermeture.
Comme tout rituel : ouverture, déroulement, fermeture.

Après la cérémonie, je me sens bien, complètement revivifié. Tous les malaises restants depuis mon expérience du matin sont balayés. Je tituberai un peu en rentrant, encore dans un espace-temps différent. La nuit est belle, juste la lumière de ma lampe de poche pour éclairer le chemin. Je reviens chez mon hôtesse par le petit chemin dans la forêt, chemin que je commence maintenant à bien connaître.

Cette nuit-là, je vais dormir profondément, très profondément et me sentir complètement rechargé au réveil.

À 6h du matin, je me lève et je me promène dans la nature.
Les sons de la nature sont si beaux que je les enregistre avec mon smartphone.

J’assisterai au lever du soleil. Dans le calme amazonien du matin, avec les sons des animaux. Le calme intérieur qui m’habite suite à la cérémonie d’hier me permet de vivre juste le moment présent, juste cela, rien d’autre.

Je sens la pureté de cet espace où il n’y a rien d’autre que CELA, où il n’y a plus rien à vouloir. Oui, juste CELA.

Après deux semaines à Mapiá, je sens que c’est seulement maintenant que je peux entrer dans la « méditation de la forêt », entrer dans cet espace vibratoire magique et mystérieux de l’Amazonie. Oui, véritablement, il y a un Mystère dans cette Amazonie. Et c’est vraiment dans le calme complet du mental que je peux y toucher, y goûter, très loin des préoccupations du quotidien, de la vie normale habituelle, de ces villes où nous vivons si loin de l’essentiel.

Car il s’agit bien de cela : je ne peux goûter à l’essentiel que si je vis dans cet espace qui est en fait ma Nature profonde. Alors intérieur et extérieur ne font plus qu’un. Il n’y a plus que CELA et ce CELA est magique. Dans cet espace, je peux me régénérer car il est le reflet de ma Nature la plus profonde. Le challenge, de retour dans le quotidien frétillant de notre monde matérialiste, c’est pouvoir rester continuellement avec cet espace. Et pour cela, cela demande de pratiquer, pratiquer, pratiquer le centre.

Un jardin qu’il s’agit d’arroser tous les jours.

Il n’y a pas d’arrivée... il y a juste un chemin de plus en plus lumineux que nous parcourons, prenant des pauses de temps en temps.

Jésus-Christ Sauveur

Musée Afro-Brésilien de São Paulo

Ce matin, j’ai visité ce musée. Et quelle synchronicité ! J’ai vu une œuvre du XVIIIe siècle qui correspond à ce que j’ai exprimé par rapport à « Jésus-Christ » Sauveur.

Que voit-on sur ces images ? Le corps de Jésus, mort et enfermé dans ce qui ressemble étrangement à une prison. Autour, quatre créatures qui semblent plus être liées aux enfers qu’aux paradis...

Comment expliquer cette image ? Dans la Bible, il est dit que, après sa mort, Jésus est descendu aux enfers... Pourquoi ? Pour donner à ces entités la possibilité de se libérer. Jusque-là, dans ces enfers, étaient emprisonnées des entités qui n’avaient aucune possibilité d’en sortir.

Entendez bien : ces entités avaient scellé leur sort elles-mêmes pour d’obscures raisons (pactes...). C’est pourquoi il est dit aussi dans des prières du bouddhisme : « aider les entités incapables de se libérer par elles-mêmes ». Dans d’autres courants spirituels, on parlerait d’« âmes perdues ».

Par sa venue, Jésus-Christ apporte la possibilité d’une rédemption pour ces entités des enfers, la possibilité de se libérer pour retrouver le plein libre arbitre dont elles s’étaient elles-mêmes dépouillées. Il en va de même pour des êtres humains sur Terre qui vivent un enfer. Car l’enfer existe aussi du vivant des hommes, et pas seulement après la mort du corps physique...

Les mots « Jésus-Christ Sauveur » prennent ici tout leur sens.

Dans la Mesa Branca du Santo Daime, une attention particulière est portée sur ces entités du bas astral. La Mesa Branca leur donne la possibilité de se libérer.

Les mots « Jésus-Christ » sont omniprésents dans les chants.

mardi 5 septembre 2017

Mapia - Daime en solitaire - Du paradis à l'enfer (2)

Il m’est très difficile d’écrire les lignes qui suivent.

Il est tellement plus agréable de vivre « le paradis » lorsqu’on expérimente l’ayahuasca.

Partager ce qui suit est non seulement un acte de vérité à l’égard du lecteur, mais aussi une preuve vivante que l’on ne peut jouer avec la plante maîtresse qu’est l’ayahuasca. L'ayahuasca est un professeur et ses leçons peuvent parfois faire mal.

Comme je l’ai partagé dans l’article précédent de ce blog, j’ai vécu hier matin une expérience transcendantale en prenant seul le Daime. Ce Daime m'a été donné par un habitant de Mapiá un peu « borderline ». Durant cette expérience, il m’avait été précisé que l'expérience vécue était « un cadeau », ce qui signifie, je l’ai compris après, que ce n’était pas nécessairement renouvelable.

Cette expérience m’avait ouvert la porte de mondes célestes.

Question : que souhaite généralement un homme qui vit ce genre de choses ?

Recommencer évidemment ! C’était tellement beau ! C’était tellement bon ! Waw !

Le lendemain, avant le lever du soleil, alors qu’il fait encore nuit, je décide de recommencer l’expérience. Je me donne une intention qui, par la suite, s’est révélée fallacieuse. La vraie raison, la vraie intention, était de retourner au paradis ! Comme un « drogué » (excusez l’expression) qui reprends une dose pour « s’envoyer en l'air » (oui, je sais, je suis dur avec moi-même).

Ceci fonctionnerait sans doute avec une drogue classique, mais certainement pas avec l’Ayahuasca-Daime...

Voici ce qui s’est passé :

Avant le lever du soleil donc, je bois un peu de Daime qui m’avait été donné par M. X.
Je rentre en méditation. Je cherche la porte d’entrée dans la conscience.

Après une concentration de 30 minutes, le Daime commence à faire de l'effet.

Vient alors un basculement semblable à celui vécu en Colombie. Je plonge dans l’enfer, dans cette zone déconnectée de tout, une zone où même la vision extérieure prend des reflets « maléfiques ».

Je sens le piège se refermer sur moi sans pouvoir revenir en arrière.

Je suis seul dans ma chambre, personne pour tenir le cadre, pas de collectif de frères et sœurs comme filet de sécurité.

C’est comme si je me trouvais seul au milieu d’une meute de loups dans un espace complètement inconnu.

Pour en sortir, je fais comme j’avais fait en Colombie : me concentrer de toute la force de mon mental, de mon esprit, de mon corps sur Jésus-Christ. « Jésus-Christ Sauveur », « CELUI qui sauve », c’est exactement cela.

Je sors du trou et je remonte alors vers la lumière à une vitesse vertigineuse.

Je l’ai échappé belle !

J’entends alors une voix qui me crie dessus, qui « m’engueule » véritablement : « Ne joue pas avec des forces qui te dépassent ! », « Boire du Daime seul n’est pas bon pour toi ! ».

J'ai fait une erreur et je la reconnais.
Je me suis mis en danger face à des forces obscures que je ne pouvais maîtriser.
En pratiquant ce rituel seul, j'ai joué avec des forces que je ne pouvais maîtriser.

La voix me dit que le Daime est conçu pour un travail collectif, en fraternité, et non pas pour un travail en solitaire. Le travail collectif avec des frères et sœurs est une sécurité puissante pour le travail qui se fait.

C’est cela qui distingue le Daime de l’ayahuasca. Le travail de Daime fait partie des travaux d’une nouvelle conscience où la fraternité domine.

Après, je me sens dépité, un peu honteux. Je suis reconnaissant pour la leçon. Dans un hino, on parle de « Daime Professeur ». C’est bien de cela qu’il s’agit ici. Une bonne leçon pour l’avenir. J’avais pour objectif d’emporter du Daime dans mon pays d'origine à des fins personnelles. Je sais maintenant que j’allais commettre une grosse erreur et m’exposer, seul chez moi, à des forces sur lesquelles je n’ai aucune prise. Et, à ce niveau de fréquence vibratoire, cela peut laisser une trace sur les couches les plus subtiles de l’être.

Un travail de Daime ne se fait pas n’importe comment et implique une grande vigilance.

Voici un extrait du livre de Claudio Naranjo à ce sujet :

« (...) voici ce que j’ai entendu d’un chaman d’Équateur : le courage de risquer leur vie à la guerre, beaucoup le connaissent, mais celui exigé pour le voyage intérieur du natem (ayahuasca) est encore plus grand. Sans lui, on ne pourrait vivre la mort, ni la transformation en animal féroce, ni même la compréhension de sa propre fausseté et bassesse. »

Après cette expérience, je sens que je dois « laisser partir ce Daime ». Je sors de ma chambre, encore dans un état second et pas encore très confortable. Je me rends à la rivière juste en face et, avec tout l’amour que je peux ressentir, j'offre le reste du Daime qui m’avait été donné à la rivière.

Je m’immerge ensuite dans la douce lumière du soleil levant.
Je viens de vivre l’obscurité, la noirceur, la coupure spirituelle.
En contraste, je peux maintenant goûter à une clarté extérieure et intérieure extraordinaire.
Je ressens l'énergie christique, cette lumière du LOGOS en moi.

La voix me dit de revenir tout simplement à la reality de l’ici et maintenant.
On me dit que partager des moments simples en fraternité, c’est aussi cela une vie christique.
On ne me demande pas de vivre la transcendance, mais juste les petits moments partagés de la vie qui donnent de la joie. C’est tout... Rien que cela...

La voix me dit aussi de boire beaucoup aujourd’hui, pour nettoyer mes corps. C’est ce que je ferai. Lorsque je vois Maria Eugénia dans la cuisine, je lui prends les mains, comme pour me rassurer.
Sans lui donner les détails, je lui dis que je viens de vivre une leçon très importante.
Elle me répond « Gracias a Deus ».

Après avoir bu un jus de fruit, je vais au « Jardim de la Natureza », ce lieu naturel aménagé magnifiquement. Là-bas, je participe à l’atelier de peinture auquel je m’étais inscrit il y a quelques jours.
À cet atelier, nous sommes une dizaine. Karina, qui anime, m’explique et me guide. Il y a comme une couche fine d’une noix à décorer selon mon envie.

Après, je ferai un mandala sur papier. Le mandala m’aide à revenir au centre, revenir dans mon centre. À deux reprises j’irai aux toilettes, le nettoyage continuant.

En faisant ce mandala, je comprendrai que, au centre, il n’y a ni répulsion, ni attraction. C’est l’observateur neutre, la conscience qui observe, exactement comme dans la pratique de zazen. Là, dans ce centre, je suis dans un espace d’observation neutre.

En rejetant l’enfer ou en désirant ardemment le paradis, j’entre dans la dualité attraction/répulsion. Vu le travail de 2,5 mois en Amérique latine et les énergies très puissantes ici à Mapiá, ce balancier, cet écartement duel fut très puissant et m’a été renvoyé en pleine figure.

Après ce type de leçon, je devez aller jusqu’au bout du processus de conscientisation. Intégrer ce qui a été appris. Que cette leçon puisse déboucher sur des décisions concrètes dans ma vie quotidienne. C’est cela qui permet d’intégrer complètement l’expérience. Sinon, la boucle est incomplète et la leçon n’aura été que du vent.

En ce qui me concerne, c’est bien compris, je ne boirai plus de Daime seul.

Claudio Naranjo, Ayahuasca, p. 349 : « Comment les intuitions et la compréhension d’hier se traduisent en propositions qu’il (...) conviendrait de concrétiser une fois de retour à la vie ordinaire ». Dans son livre, Claudio Naranjo pose des questions aux participants de ses groupes après des expériences de Daime : « Qui s’est senti sauvé ? Qui a été au ciel ? Et en enfer ? Qui a eu des visions importantes ? Qui s’est senti recevoir une bénédiction ? Qui a vécu la mort ? »

Le soir, j’interrogerai Maria Eugénia, mon hôtesse qui a très bien connu le padrinho Sebastião. Elle m’a confirmé que le Daime ne se prenait pas seul, mais dans le cadre d’un rituel. Pourtant, elle me confie qu’elle a vu un grand nombre de personnes prenant du Daime seul, hors rituel, pour « se purifier »... Ouïe ouïe !

Durant la journée, alors que je reviens progressivement à la réalité habituelle, je réfléchis à la notion de Sauveur, « Jésus-Christ qui sauve ». Dans cette expérience vécue, cela m’est apparu avec une évidence certaine. Claudio Naranjo, dans son livre, pose la question : « Avez-vous eu l’expérience d’être sauvé ? ». Cela signifie-t-il que cela figure aussi dans l’inconscient collectif de l’homme ? J’ai posé la question à Maria Eugénia. Elle me dit que certains hymnes en parlent. Dans cette période d’obscurité que nous vivons sur la planète, le Christ est CELUI qui ramène la lumière. C’est Lui qui nous tire de l’obscurité. Et c’est vraiment ce que j’ai vécu. Dans les profondeurs ténébreuses où je me trouvais et où je me sentais mal, si mal, en danger, en me concentrant pleinement sur LUI, je suis remonté à une vitesse vertigineuse vers la lumière. Et une fois dans cet espace, quelle lumière !

Oui, c’est LUI, le Christ, qui permet de sortir des ténèbres. IL EST LUMIÈRE. Cela, je l’ai vécu dans mes tripes et je peux en témoigner.

J’ai pu voir, sentir, expérimenter dans mes cellules, mon mental, tout mon Être, ce passage de l’obscurité à la lumière. Cela fut d’autant plus fort que, quand j’ai vécu cette remontée, j’étais face au soleil levant... Dans la lumière, c’était la beauté, la sécurité, la réjouissance.

L’enfer ne me fait pas disparaître. Il me coupe de la lumière, il me coupe de MA lumière.

Jésus-Christ, l’Amour incarné, est CELUI QUI SAUVE, qui ramène dans la lumière. Si vous avez regardé le magnifique film « Dracula » de Coppola, c’est exactement ce qui se passe : l’âme damnée de Dracula est sauvée par l’amour. La fin du film c’est cela ! Idem dans le conte de « La Belle et la Bête ». L’amour sauve des ténèbres, de l’obscurité.

J’ai parlé à un frère de Mapiá de mon expérience, de cette descente dans les enfers. Il me dit que c’est chanté dans certains hinos du Santo Daime. Dans un chant, on dit que, dans les enfers, je reçois le Pardon. C’est là où je suis pardonné. Et effectivement, il se peut que j’aie lavé ma faute de « gourmandise » là-bas.

Et cela n’a rien à voir avec « être coupable » ! C’est juste me laver !

Il se peut que ma descente en enfer lors d’une prise de yagé en Colombie ait été un nettoyage énergétique de très haut niveau pour me préparer pour la suite. Qui sait ??? Car puis-je entrer « sale » dans le cœur de la forêt ?

Le purgatoire après la mort ne serait-il pas cela ? Un nettoyage nécessaire de l’âme pour lui permettre de monter dans les hautes sphères célestes... Pour monter dans les hautes sphères de la conscience, il faut une épuration qui devient de plus en plus subtile, de plus en plus affinée. On commence par les corps grossiers et on termine par les corps subtils. Là, épurée, nettoyée, l’âme trouve enfin son havre de paix, son paradis.

Merci

J'espère que ce blog pourra être utile au lecteur et à tous ceux qui seront appelés pour vivre cette expérience extraordinaire avec c...

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